Être
_Demain au point du jour
_J’enfilerai mon chemin sans espoir de retour
_Car je suis terrassée par le sort
Immense et fort
_Ma force en vain se défend
_Et le compte à rebous brûle mon fond
_Plus rapide, plus profond
_Dés la nuit de feu
_Jusqu’ à la matinée de cendre
_De toutes maisons qui engendrent
_La vérité en tout de l’amour tendre
_J’ai bu le nectar de la confiance
_D’un gain précis, ou d’un horrible déficit
_Sans tenir le gant d’un mendiant ou d’un messie
_Sans provoquer les murmures
_Précoces ou mûres
_D u bouche à l’oreille
_Comme le secret polichinelle
_L e secret que tout le monde désir
_Mais pour garder le plaisir
_D’être, peut être, un être
_Plus simple mais perpétuel
_Et n’est pas un ancêtre maître
_Un être jumelle
_ Qui vie a ma mamelle
_ Et habite entre les cotes d’une demoiselle
_J’allume mes doigts chandelles
_Pour ce fidèle
_Je ne consentirai à retenir contre mes bras
_Mon être fier d’avoir le droit
_Autant qu’un roi
_Au plein chaud et loin du froid
_Hélas mon être m’a mordu le mamelon
_Sans penser, sans peur
_Les chandelles versent ses gouttes dans les yeux
_Je n’ai pu déchiffrer que Dieu
_La douleur arrache mes racines
_Le sang coule dans des fissures
_Dans mon corps sous ou bien, sûr
_Et je ne trouve pas la blessure
_Le front s’emplit d’une froide sueur
_Ruisselant son visage blanc
_L’image de la lune troublant
_Se manifeste au mirage des sentiments fougues
_Qui hypnose dans les funèbres morgues
_ Comme le serpent hypnose son proie
_Mon être va me glacer d’effroi
_La pluie s’acharne à mes supplices
_Et répéter mes rimes sanglots, sans vice
_Mais comme un simple exercice
_D’amour de patience et gentillesse
_Insensée ! Un torrent de mes larmes
_Déclare la fin de la scène en donnant la larme
_Pour réveiller du long sommeil
_Pour voir les rayons du soleil
_Les jours viennent sonne l’heure
_Et par indulgence réjouit le cœur.
Salima
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